Inten$ion Psychanalytique
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Séminaire à Caen « De quoi l’inconscient est-il le nom ? » 2013-2014

Animé par sylvain Frérot.

Das Unbewusste. De quoi l’inconscient freudien est-il le nom ? Autrement dit pour reprendre une formulation de Claude Dumézil : avec quelle conception et théorisation de l’inconscient travaillons nous, et comment l’inconscient du psychanalyste travaille-t-il ? La spécificité de la psychanalyse est de se laisser enseigner à partir du réel d’un non savoir qui est au cœur de l’expérience psychanalytique. Avec la découverte de l’inconscient, Freud, dans L’interprétation des rêves, parle de deux langues différentes à propos des pensées du rêve (latentes) à distinguer de son contenu (manifeste). Le contenu du rêve ressemble à la transcription de la pensée du rêve dans un autre mode d’expression dont les caractéristiques et les lois syntaxiques sont à découvrir par nous, en comparant l’original à la traduction. Qu’en est-il de cette syntaxe de l’inconscient à découvrir qui implique pour l’analyste de se débarrasser de tout savoir déjà constitué pour aborder chaque nouveau cas , c’est-à-dire chaque nouveau sujet ? Ainsi souligne Lacan, le sujet tel qu’il est, le sujet qui parle, peut bien revendiquer la primauté mais il ne sera jamais possible de le tenir pour purement et simplement initiateur libre de son discours, pour autant que, étant divisé, il est lié à cet autre sujet qui est celui de l’inconscient et qui se trouve être dépendant d’une structure langagière. La découverte de l’inconscient c’est cela. C’est-à-dire que l’inconscient n’est pas une espèce définissant dans la réalité psychique le cercle de ce qui n’a pas l’attribut de la conscience. (Position de l’inconscient). Freud déjà, en parlant d’une difficulté de la psychanalyse, soulignait : le moi n’est pas maître dans sa propre maison. Lacan par son retour à Freud rappelle cette subversion du sujet qu’opère la psychanalyse, subversion articulée à une dialectique, celle du désir. Quelles conséquences pouvons nous déduire d’une telle conception dans la pratique, qu’il s’agisse de la clinique, de la théorie ou de l’institution ? Si l‘on peut définir le transfert comme une mise en acte de la réalité de l’inconscient, c’est la question du désir d’analyste qui se trouve à chaque rencontre, à chaque cure, à chaque séance, relancée. Par cette mise en acte de la réalité de l’inconscient, nous pouvons interroger ce qu’il en est d’une transmission et d’une invention de la psychanalyse. Pour revenir à L’interprétation des rêves, Freud parle de l’ombilic du rêve comme ce qui échappe à toute signification, un trou, hors sens que Lacan va nommer le réel. En suivant cette voie (royale) vers l’inconscient, nous serons conduits ainsi à nous poser cette autre question : de quoi le réel est-il le nom ? Autre question : si le refoulement est une opération constitutive de l’inconscient, qu’en est-il d’un savoir inconscient dans la psychose ?

Dates : Le séminaire a lieu le vendredi soir à 21h00 – Prochaine séance le 27 septembre.

S’adresser à Sylvain Frérot : 06.73.14.00.40