Inten$ion Psychanalytique
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Journée en hommage à Claude Dumézil, le samedi 12 octobre 2013

 
 

Le mouvement Pourtour et l’association Inten$ion Psychanalytique, le Groupe d’Etude du Trait du Cas, la Fondation Européenne pour la psychanalyse, vous invitent à la journée en hommage à Claude Dumézil.

Claude Dumézil « en passant » 

Alors que la maladie le contraignait à cesser définitivement sa pratique d'analyste, et peu avant qu'elle l'emporte, il nous livrait ce qui allait être sa dernière contribution à la critique de la théorie: " La passe n'existe pas ". Déclaration trop troublante pour ce passant passionné puisqu'il la corrigea aussitôt en forme de question: " Et si la passe n'existait pas? " Encore, une fois encore, prendre appui sur ce qu'il appelait la fiction pour affronter sa (dernière?) rencontre avec le Réel. 

Cette journée nous donnera l'occasion de revisiter les balises qu'il a laissées sur le parcours de sa passe sans fin: de la Passe de Lacan au Trait du Cas, de la supposition de savoir au désir d'analyste, du semblant à la fiction. Claude Dumézil se refusait résolument à séparer le travail théorique et l'engagement institutionnel d'un travail sur la pratique de la cure. C'était pour lui une question politique, au sens d'une politique de la psychanalyse qui privilégiait la dynamique instituante plutôt que les royaumes institués et une éthique de la déliaison plutôt que le réalisme pragmatique des meneurs de foules. Il n’acceptait aucune extension de la psychanalyse qui ne s’arrime fermement à son « intension » ; l’institution en acte – la cure – était la seule qui l’intéresse vraiment, ce qui l’avait conduit à parler de « dispositifs instituants ». 

Grand amoureux de la langue, il craignait surtout que cet amour l'emporte sur l'intraitable passion du signifiant qui fait le psychanalyste. C'est bien pourtant celle-ci qui aura été la plus forte, contre toute maîtrise, contre vents et marées institutionneIs, contre fidélités et trahisons fraternelles ou filiales.
Il nous revient de dire si un tel parcours, pour lequel la transmission est indissociable de la pratique, peut nous ouvrir à garder vivante la part d'in-fini au coeur de cette passe avec laquelle on voudrait en finir pour oublier qu'elle n'existe pas.