Inten$ion Psychanalytique
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Séminaire à Caen « Figures de l’altérité » 2017-2018

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Animé par Sylvain Frérot

En quoi pouvons nous dire que la psychanalyse se fonde sur une éthique de l'altérité ?
Celle ci peut se formuler dans des négations constituantes. D'abord celle que Freud énonçait ainsi : le moi n'est pas maître dans sa propre maison. Ensuite celle que nous devons à Lacan : il n'y a pas un signifiant qui puisse dire l'être, l'identité du sujet, pas de totalité moïque ou symbolique, le sujet est divisé du fait de sa prise dans le langage. 

Du coup l'étranger, l'altérité, vient se loger dans l'intime, dans l'espace de la langue. Pas de sujet, pas de subjectivation sans Autre/ autre. Le rapport entre savoir et vérité s’en trouve réinterrogé.
Cette question de l'altérité et de son rejet nous semble être un des axes permettant d'élaborer ce que l'on appelle les nouvelles formes de la clinique contemporaine, que l’on nomme aussi « états limites », dans notre époque de marchandisation des corps et de la parole, de vénération du moi et des mirages mortifères du narcissisme. Ces nouveaux symptômes ne cessent de relancer la question de la sexuation, quand le sujet refuse qu'une jouissance lui soit refusée selon l'expression de Moustapha Safouan. Cela n’est pas sans incidences dans notre pratique. 

Époque, rappelons le aussi, où l'illusion et l'idéologie d'un certain scientisme tend à effacer la distinction entre le cerveau et le psychisme, la vie neuronale et la vie psychique, distinction nécessaire pour penser leur articulation. 

Dates : 13/10/17, le 17/11/17 et le 15/12/17. 

Contact : Sylvain Frérot 06.73.14.00.40 

frerot.sylvain@club-internet.fr